5 choses que le foot français doit prendre pour répondre au problème des violences dans les stades

5 choses que le foot français doit prendre pour répondre au problème des violences dans les stades
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Le foot français a de nouveau été touché par un incident en provenance des tribunes dimanche soir lors du choc de la 14e journée de Ligue 1 entre l'Olympique lyonnais et l'Olympique de Marseille.

Le match a été interrompu dès la troisième minute de jeu alors que Dimitri Payet se prenait une bouteille d'eau dans la tête lancée par un individu dans la tribune. Le match n'a jamais repris.

Les différentes parties impliquées dans la gestion de l'incident ont par la suite montré à nouveau leurs limites en se rejetant la décision de reprendre ou non la rencontre.

Tribuna.com envisage plusieurs choses sur lesquelles les instances du foot doivent travailler pour faire en sorte de stopper

Renforcer la sécurité dans les stades

Que ce soit lors de l'Olympico ou lors du Classico entre l'OM et le PSG, on a pu constater que les normes de sécurité n'étaient pas suffisantes pour éviter ce genre d'incidents. On rappelle quand même qu'il n'a fallu d'un rien pour qu'un chargeur de téléphone n'atteigne Leo Messi au Vélodrome.

La mise en place des filets de protection susceptibles de bloquer tous les jets d'objet possibles est une option, mais ce ne sera qu'une réponse insuffisante.

L'idée de mise en place de fan ID n'est pas une solution adaptée. Certes elle permet de contrôler les personnes pénétrant dans les enceintes, mais cela peut vite devenir du fichage incontrôlable.

Dès lors que l'on touche à l'intégrité physique d'un joueur, on arrête le match

Une solution radicale qui faciliterait la prise de décision. Cependant, quid d'incidents tels qu'a vécu Neymar au Vélodrome, pas touché par des jets de bouteilles ou autres objets, mais tout aussi risqué?

Sanctions individuelles exemplaires

Du point de vue des sanctions, la jurisprudence du match Nice vs OM n'a semble-t-il pas suffi pour stopper ce type de comportement. Il faudrait peut-être accentuer encore plus les sanctions pénales à l'encontre des fauteurs de trouble. Ecarter ces individus à vie des stades est-ce la solution comme le souhaite de nombreux journalistes? C'est possible.

Clarifier le processus de décision

Une cellule de crise a été mise en place pour décider de la reprise ou non du match. Mais une nouvelle polémique a été créée, à savoir si l'arbitre a pris tout de suite la décision ou pas de reprendre le match!

Durant deux heures, la Ligue, le préfet et les services de sécurité se sont rejetés la responsabilité. Il est temps de savoir qui doit prendre cette décision, et il est peu probable que cela doit être l'arbitre qui ne peut décider seul de la reprise ou non d'un match devant des dizaines de milliers de spectateurs. Il semble plus logique que cette décision soit prise par la Ligue in fine.

Cela montre clairement le manque de coordination entre les instances, et c'est un problème qui doit être rapidement résolu.

Un consensus général des dirigeants du foot français

Face à l'OM, le Président de l'OL Jean Michel Aulas semblait prêt à reprendre le match malgré un risque évident de l'intégrité physique des joueurs sur le terrain.

Alors que dans une autre situation, il serait d'accord pour arrêter le match, on s'aperçoit que la réaction des dirigeants dépend clairement du camp dans lequel ils se trouvent.

Là aussi les dirigeants doivent se mettre autour de la table et décider clairement, peu importe les situations, d'une marche à suivre, que ce soit le PSG, l'OM, l'OL ou un autre club.

Qu'en pensez vous? N'hésitez pas de donner votre avis en commentaire!